26 avril 2025.

C’est une publication sans détours que Khady Touré a partagé ce matin sur ses réseaux sociaux. Dans un message empreint de fermeté, elle réagit avec indignation à la présence de l’actrice Halima Gadji en Guinée dans le cadre des 72 Heures du Livre.

Si Khady a toujours soutenu cet événement littéraire majeur y assistant régulièrement lorsqu’elle est en Guinée elle ne cache pas sa déception face au choix des organisateurs cette année. Ce qui soulève l’indignation : l’invitation officielle, tous frais payés, d’une personnalité qui, selon elle, « a publiquement insulté le peuple guinéen avec arrogance et mépris ».

« Je n’ai jamais été de ceux qui prônent la négativité, ni de ceux qui rejettent la venue de personnalités étrangères quand c’est pour valoriser notre culture », écrit-elle. « Mais là, soyons sérieux : Halima Gadji n’a rien à faire en Guinée. »

Revenant sur la vive polémique qui avait opposé l’actrice à une chanteuse guinéenne il y a quelques mois, Khady Touré rappelle que le désaccord initial, bien que regrettable, ne justifiait pas la réaction virulente d’Halima Gadji, qualifiée de « méprisante » et « incendiaire ». Elle déplore également l’attitude d’un certain public guinéen : « Nous avons été indulgents. Trop indulgents peut-être. »

Fidèle à ses convictions, Khady refuse que la mémoire collective soit effacée au nom du divertissement ou du prestige événementiel :

« Aujourd’hui, je refuse de fermer les yeux pendant qu’on déroule le tapis rouge à quelqu’un qui a publiquement craché sur notre dignité. »

Le message a aussitôt trouvé un écho parmi de nombreux jeunes Guinéens, qui ont relayé ses mots et exprimé à leur tour un profond malaise face à cette invitation. Malgré les critiques parfois virulentes de certains fans de l’actrice, Khady Touré n’a pas cédé. Elle assume sa prise de position, fidèle à son engagement pour une Guinée qui se respecte et se fait respecter.

Ce nouvel épisode vient rappeler que les relations culturelles entre pays voisins peuvent être riches, mais qu’elles ne sauraient se construire sans mémoire ni responsabilité.

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