De la France vers Conakry, mai 2025
– Dans un texte poignant publié sur ses plateformes, Khady Touré, figure engagée de la société civile, a pris la parole pour dénoncer avec fermeté l’arrestation d’Aliou Bah, homme politique guinéen et voix critique du régime actuel.
« Aliou Bah est vivant. Il n’est ni une statue, ni un mythe… » c’est par ces mots que débute un message qui fait déjà réagir. L’autrice ne parle pas de légende, mais d’un homme debout, “un esprit libre” aujourd’hui privé de son droit fondamental à l’expression.

Au-delà de la défense d’une personne, c’est un cri pour l’ensemble de la jeunesse guinéenne qu’elle lance : « Se taire, c’est se trahir et consentir », écrit-elle. Refusant la banalisation de l’injustice et l’anesthésie collective face à l’emprisonnement de la parole, Khady Touré choisit, une fois encore, la parole libre contre le silence complice.
Son texte, fort et sans détour, interpelle : « Il ne s’agit pas d’être d’accord ou non avec ses idées. Il s’agit de savoir si nous voulons vraiment vivre dans une société où le courage s’emprisonne ». Ce n’est pas un simple soutien politique, c’est une déclaration en faveur de la justice, du dialogue, de la démocratie et du devoir de mémoire.
Khady Touré nous rappelle que les figures actuelles de la lutte pour la dignité ne sont pas des héros morts, mais des personnes bien vivantes, muselées, oubliées ou abandonnées. Aliou Bah en est l’incarnation actuelle.
Elle termine par une mise en garde adressée à la jeunesse : « Si l’histoire se répète, et même injustement, c’est parce que nous savons tous quel genre de jeunesse inexistante, complice et muette nous sommes devenus… » Un appel urgent à la conscience collective, au courage et à l’action.





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