La Guinée face à son histoire occultée..

Le 10 mai 2025, à l’occasion de la Journée internationale de la mémoire de l’esclavage et de son abolition, Khady Touré, éducatrice engagée, militante panafricaine et figure montante de la jeunesse guinéenne, publiait un post qui a fortement résonné sur les réseaux sociaux.

Dans ce texte poignant, elle dénonçait la récupération mémorielle par les “anciens bourreaux”, tout en appelant la Guinée à sortir de l’amnésie collective :

« Les anciens bourreaux commémorent pour alléger leur conscience. […] La Guinée, déportée hier, amnésique aujourd’hui ? »

Le ton est grave, l’intention claire : restaurer une mémoire nationale digne, en allant au-delà des cérémonies symboliques. Pour Khady Touré, commémorer ne suffit plus. Il s’agit désormais d’un devoir politique et éducatif :

« On ne développe pas un pays sans racines. On ne libère pas un peuple sans mémoire. »

Son post, largement partagé, propose des actions concrètes :

L’instauration officielle du 10 mai comme journée nationale de la mémoire de l’esclavage ; La création d’un mémorial ou musée de la déportation ; L’organisation d’expositions et débats dans les écoles et universités ; L’intégration de cette histoire dans les programmes scolaires.

Par ce texte, Khady Touré rend audible une parole souvent évacuée du débat public guinéen : celle d’une jeunesse qui réclame la vérité, la justice et une mémoire collective assumée. Elle rappelle enfin que les héros oubliés, les victimes invisibles, et les résistances silencieuses méritent reconnaissance.

Un post devenu manifeste.

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