Dans un message fort publié récemment sur ses réseaux sociaux, Khady Touré, activiste et militante engagée pour l’éducation et la culture Africaine, a pris la parole pour dénoncer la hiérarchisation persistante des langues en Afrique, notamment la suprématie du français dans l’espace éducatif, professionnel et social.
Pour Khady Touré, cette situation constitue un frein majeur au développement et à l’émancipation des jeunes africains. Elle rappelle que la maîtrise du français, langue héritée du colonialisme, est souvent abusivement considérée comme le seul indicateur d’intelligence ou de compétence, reléguant au second plan les riches langues africaines, porteuses de savoirs, d’histoire et d’identité.
« Ne pas bien parler français, ce n’est pas être bête ni inculte », affirme-t-elle, invitant à une déconstruction urgente de ce complexe qui persiste dans les mentalités. Selon elle, les langues africaines sont tout aussi puissantes, belles et profondes que les langues européennes, et elles méritent d’être reconnues, valorisées et enseignées.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions d’identité, de mémoire culturelle et d’éducation font l’objet de débats intenses à travers le continent. Khady Touré encourage à repenser la place de nos langues maternelles dans les écoles, les médias et la société en général, pour ne plus laisser le français ou d’autres langues imposer leur monopole sur la réussite sociale et intellectuelle.
« Valoriser nos langues, c’est valoriser nos racines et notre histoire », conclut-elle, appelant à une nouvelle ère où la diversité linguistique sera perçue comme une richesse et non un handicap.
Cette intervention de Khady Touré résonne comme un appel à la fierté et à la reconnaissance d’un patrimoine linguistique souvent délaissé, mais essentiel à la construction d’une Afrique plus inclusive et souveraine.





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