Une opportunité stratégique pour la Guinée

En tant que pays hôte, la Guinée saisit cette tribune pour réaffirmer son engagement en faveur d’une éducation de qualité, inclusive et tournée vers l’avenir. Pour les autorités guinéennes, cette rencontre est bien plus qu’un honneur : elle constitue une plateforme stratégique pour impulser une réforme durable de l’enseignement supérieur national et repositionner les universités guinéennes dans les grands réseaux de recherche et d’innovation du continent.

Le ministre guinéen de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dr Alpha Bacar Barry, a souligné dans son discours d’ouverture :

« Le savoir ne connaît pas de frontières. Le CAMES nous rappelle que l’Afrique peut bâtir un espace académique fort, capable de répondre à ses propres défis. »

Une session placée sous le signe de la réforme

La session 2025 s’attaque à plusieurs chantiers prioritaires :

  • La reconnaissance et l’harmonisation des diplômes à l’échelle régionale
  • La modernisation des curricula pour les adapter aux réalités numériques et professionnelles
  • La promotion de la recherche scientifique dans des domaines clés comme la santé, l’environnement, l’intelligence artificielle ou l’agroécologie
  • Le développement de la mobilité académique pour stimuler les échanges d’expertise

Des ateliers thématiques ont été ouverts pour recueillir les propositions des universitaires, favoriser le dialogue entre États et élaborer une feuille de route ambitieuse pour l’avenir du CAMES et de ses programmes.

Une Afrique qui pense, qui innove, qui se projette

Ce rendez-vous à Conakry témoigne d’une dynamique positive dans un continent souvent confronté à des défis structurels. À travers cette session, c’est l’image d’une Afrique savante, coopérative et innovante qui se dessine.

Le CAMES se positionne non seulement comme une instance de régulation, mais surtout comme un levier d’émancipation intellectuelle collective, capable de produire ses propres normes, savoirs et solutions.

Un rayonnement pour la jeunesse et les chercheurs guinéens

Pour les jeunes universitaires guinéens, cette session est une source d’inspiration. Elle leur montre que l’excellence académique peut émerger d’Afrique, pour l’Afrique.

Des panels ont été animés par des enseignants-chercheurs guinéens, qui ont mis en valeur les projets locaux de recherche, les initiatives étudiantes, mais aussi les difficultés rencontrées : manque de financement, insuffisance d’infrastructures, fuite des cerveaux.

Conclusion

L’organisation de la 42e session du CAMES à Conakry est un signal fort : la Guinée se positionne comme acteur majeur de l’éducation en Afrique francophone.

Au-delà des discours, ce sont les décisions et les engagements pris cette semaine qui définiront la trajectoire de nos universités pour les décennies à venir.

Parce qu’une Afrique instruite est une Afrique libre.

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