Alors posons la question franchement : la Guinée est-elle prête à être dirigée par une femme ? Ou préfère-t-elle rester entre les mains d’hommes qui, depuis plus de 65 ans, pour la plupart ont trahi ses espoirs, piétiné ses valeurs et recyclé ses illusions ?
Les avis divergent. Les débats s’enflamment. Sur les réseaux sociaux, dans les cafés, dans les familles, l’idée dérange autant qu’elle fascine. Dans une société patriarcale où la misogynie est encore institutionnelle, la simple évocation d’une présidente fait jacter. Et pourtant…
Deux femmes apparaissent aujourd’hui comme de sérieuses options pour incarner une autre façon de gouverner.
Fatou Baldé Yansané, juriste rigoureuse et militante aguerrie, incarne l’intelligence politique, le travail de fond, la connaissance des enjeux sociaux. Elle parle peu, mais agit beaucoup. Sa vision de l’État repose sur la justice, l’inclusion et la compétence.
Face à elle ou peut-être à ses côtés une autre figure se dessine : Hadja Halimatou Diallo, plus discrète mais redoutablement stratégique. Elle semble plus courageuse et déterminée que bien des hommes du sérail, y compris son propre mari, l’opposant CDD. Son activisme silencieux, sa présence politique sur le terrain, notamment à Conakry ces derniers temps, posent une vraie question : prépare-t-elle quelque chose de plus grand ?
Alors pourquoi pas ? L’une Présidente, l’autre Première ministre ? Ou cheffe de l’État et ministre d’un portefeuille-clé ? Elles sont complémentaires : l’une incarne la maîtrise institutionnelle, l’autre la puissance symbolique.
La Guinée a-t-elle le cran d’écrire une nouvelle page ? Ou préfère-t-elle rester coincée dans le passé, dirigée par des hommes qui la trahissent en boucle ?
L’histoire est peut-être déjà en marche. À nous de choisir si nous voulons la bloquer… ou la propulser.
Le changement viendra aussi par elles. Il est temps d’y croire, de les soutenir… ou de les craindre, pour ceux que la vérité dérange.







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