Chaque 10 juin, la Guinée célèbre la Journée nationale de l’enfant Guinéen. Un rendez-vous annuel pour réfléchir à ce que nous offrons à celles et ceux qui représentent non seulement l’avenir de notre pays, mais aussi sa conscience présente : les enfants.

Cette journée, instituée pour rappeler les engagements pris en faveur des droits de l’enfant, intervient cette année dans un contexte national particulièrement complexe. L’instabilité institutionnelle, les défis économiques et les tensions sociales touchent toutes les strates de la société, mais les enfants invisibles souvent, vulnérables toujours en paient un lourd tribut.

Grandir en Guinée aujourd’hui

Être enfant en Guinée aujourd’hui, c’est parfois vivre dans l’attente : attendre une école qui fonctionne, attendre un médecin, attendre qu’un adulte prenne la parole pour le défendre. Trop d’enfants sont encore victimes de violences, de mariages précoces, de travail forcé, ou tout simplement d’un abandon silencieux dans les zones rurales comme dans les périphéries urbaines.

Et pourtant, malgré les manques, les enfants guinéens rient, rêvent, résistent. Ils dansent dans les cours d’école, inventent des jeux avec rien, et se battent pour apprendre, grandir et s’exprimer.

Une responsabilité collective

La protection de l’enfance ne peut être un discours annuel ni un vœu pieux. Elle nécessite des politiques concrètes, un système éducatif robuste, un accès réel aux soins, et surtout, une écoute active des enfants eux-mêmes.

Cette journée est aussi l’occasion de rappeler que l’éducation ne doit pas être un privilège, mais un droit. Que la protection contre les abus ne doit pas dépendre du lieu de naissance. Et que chaque enfant, fille ou garçon, a droit à une identité, une sécurité, un avenir.

Penser l’avenir avec eux, pas sans eux

Alors que la Guinée est en transition, il est essentiel que les droits de l’enfant soient au cœur des priorités nationales. Parce qu’il n’y a pas de refondation viable sans ceux qui porteront demain.

Un pays qui regarde ses enfants dans les yeux avec fierté est un pays en paix avec lui-même.

Conclusion

En cette Journée nationale de l’enfant guinéen, posons-nous collectivement cette question : que laisserons-nous à nos enfants, au-delà des discours ?

Car protéger un enfant aujourd’hui, c’est construire une société meilleure demain.

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