Samedi 14 juin 2025, la grande communauté Diakhanké et ses alliés se sont rassemblés pour une journée inoubliable portée par une cause aussi noble que symbolique : la reconstruction de la grande mosquée de Touba, 30 ans après sa construction physique, mais plus de 200 ans après ses origines spirituelles.

Organisée par l’association DIAKSPORA, cette journée fut marquée par une levée de fonds historique, une conférence autour de l’identité et de l’histoire de Touba, et un souffle de fraternité qui a dépassé toutes les espérances.

Une tradition Diakhanké d’unité, de foi et de générosité
Les Diakhanké, reconnus à travers toute l’Afrique de l’Ouest pour leur amour profond de la religion, leur générosité légendaire et leur sens inébranlable de la solidarité, n’en sont pas à leur première action.
Depuis des décennies, ils s’unissent pour venir en aide aux plus démunis, construisent des orphelinats, puits, forages à Boké, à Kindia, à Dabola ou encore à Kamsar, sans distinction d’ethnie ou de region.
Et chaque fois qu’il le faut, qu’on soit de Gaoual, Mègnèkhouré, Sarabouedo, Boffa du Sénégal, Mali, Guinée-Bissau ou ailleurs, la solidarité reprend ses droits. Le sang Diakhanké circule avec la même volonté : servir, construire, transmettre.
Une diaspora fière de ses racines
Ils sont où étaient appelés taquinement les “Taïwan”, ces enfants de la diaspora, éduqués entre deux cultures, mais qui devaient sans cesse prouver que leur cœur reste profondément enraciné, et qu’ils ne sont en rien illégitimes
Ce 14 juin, les membres et collaborateurs de Diakspora ont prouvé à la Guinée entière que leur amour pour leur village, leur pays et leur religion est intact.
La campagne de collecte de fonds, organisée de A à Z par cette jeunesse engagée, a dépassé les attentes : objectif atteint en un seul jour, et même triplé.
Et pour rendre cette mobilisation encore plus vivante, encore plus fluide, a été mis en place une stratégie originale, profondément ancrée dans nos traditions :
Chaque khabilo* est devenue sanakhou (*famille élargie par le lien des patronymes) a été mise en saine concurrence. Chacune d’entre elles a cotisé et est venue apporter sa contribution, comme dans une grande aux enchères du cœur.
Les mères se sont retrouvées en compétition affectueuse avec leurs propres enfants,
Les pères ont rivalisé de générosité avec leurs frères et cousins et femmes
Les enfants ont lancé des défis à leurs tantes, oncles, grands-parents,
Et même les familles paternelles et maternelles se sont prises au jeu, dans une ambiance joyeuse, rituelle et bouleversante.
Des rires, des chants ( sougo), des larmes de joie… et surtout une unité retrouvée.
Le tout, pour un seul but : atteindre l’objectif de cette journée historique.
Et comme le dit si bien l’Islam :
« Concurrencez-vous dans le bien. »
(وَفِي ذَٰلِكَ فَلْيَتَنَافَسِ ٱلْمُتَنَافِسُونَ – Sourate Al-Mutaffifin, verset 26)
« Quand l’amour guide la compétition, le résultat ne peut être que positif » – collaborateur Diakspora
Un peuple qui agit quand l’État somnole
À Touba, comme dans plusieurs localités, l’État est absent. Ce sont les associations, créées par les aînés, qui assurent tout :
Écoles, hôpitaux, marchés, électricité, logements, mosquées tout a été bâti par les familles elles-mêmes, avec leurs propres ressources collectées par sa diaspora.
Cette levée de fonds n’est donc pas qu’un soutien à une mosquée, c’est un cri d’indépendance, un geste d’amour, une preuve de maturité.
Une jeunesse responsable, une mission sacrée
Les enfants de Touba et de la diaspora ont pris le relais. Ils ne se contentent pas de donner. Ils organisent, mobilisent, coordonnent.
Ils sont désormais porteurs d’un projet patrimonial et spirituel, et surtout d’une promesse :
- Ne plus jamais laisser les divisions affaiblir.
- Unir plutôt que diviser.
- Rassembler plutôt que rivaliser.
Une nouvelle ère commence
L’équipe Diakspora, en partenariat avec toutes les bonnes volontés, s’engage à reconstruire la mosquée dans la transparence, à faire bon usage des fonds restants, et à poser les bases d’un avenir lumineux pour Touba et pour toute la communauté Diakhanké.
Cette générosité ne s’arrêtera peut-être pas à la mosquée. Depuis quelques années, beaucoup expriment aussi le souhait de reconstruire les routes dangereuses qu’ils empruntent pour rentrer chez eux, notamment lors du Fidaou, organisé tous les deux ans depuis de très nombreuses années. À cela s’ajoute un autre engagement fort : celui de financer la formation des jeunes, afin qu’ils puissent désormais utiliser et faire vivre l’hôpital et les écoles que la communauté a construits elle-même
« Nos parents ont tenu debout pendant des générations. Aujourd’hui, nous portons leur héritage avec fierté, responsabilité et amour. » – Khady Touré
DIAKSPORA
Co-fondateur & Président : Baba Guirassy

- diakspora@gmail.com
- contact@diakspora.com
- +33 7 53 58 99 08k
Le nom “Diakspora” est lui-même un jeu de mots fort et signifiant, né de la contraction entre “les Diaks” (diminutif affectueux de Diakhanké) et “diaspora”. Il illustre parfaitement cette nouvelle génération de Diakanké partout dans le monde à la croisée des chemins : ancrés dans leurs racines, mais ouverts au monde. Un nom qui rassemble, qui ose et qui unit..





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