Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a lancé, le 4 août 2024 à Conakry, un programme national ambitieux visant à accompagner 250 jeunes femmes titulaires d’une licence jusqu’au doctorat d’ici 2035. Ce projet marque une étape importante dans la volonté de féminiser les élites scientifiques guinéennes et de renforcer la place des femmes dans la recherche.

Un programme pour corriger les déséquilibres

En Guinée, comme dans de nombreux pays, la représentation féminine dans les filières scientifiques et académiques reste faible. Ce programme vise à inverser la tendance en créant un vivier de chercheuses capables de s’imposer dans les universités, les laboratoires et les instances décisionnelles.

Les bénéficiaires seront accompagnées tout au long de leur parcours grâce à un dispositif complet : formation, mentorat, encadrement académique et soutien financier. L’objectif est de leur permettre d’atteindre les standards internationaux et de participer activement à l’essor de la recherche guinéenne.

Une cérémonie marquée par de fortes présences

La cérémonie de lancement a réuni de nombreuses personnalités féminines de premier plan..

Parmi elles, plusieurs anciennes ministres et figures emblématiques de l’engagement féminin dans les affaires publiques et la recherche ont également honoré de leur présence cet événement, notamment : Hadja Aïcha Bah, Hadja Mariame Béavogui et bien d’autres.

Mme Fatima Camara, ministre du Commerce
Mme Diami Diallo, ministre de l’Environnement et du Développement durable
Mme Rose Pola Pricemou, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique
Mme Charlotte Daffé, ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables
Dr Makalé Traoré
Hadja Mariama Aribot
Mme Makalé Camara
Dr Mariama Djélo Barry

Un investissement stratégique pour le développement

Au-delà de la question d’égalité, il s’agit d’une véritable stratégie de développement du capital humain. En favorisant l’accès des femmes aux plus hauts niveaux de qualification, la Guinée mise sur un levier essentiel pour stimuler l’innovation, améliorer la qualité de son système éducatif et contribuer à la compétitivité de son économie.

Le ministre Alpha Bacar Barry, porteur de l’initiative et son ministère soulignent que ces futures docteures deviendront non seulement des expertes dans leurs disciplines, mais aussi des modèles capables d’inspirer les générations suivantes.

Un appel à la mobilisation collective

Pour atteindre ces objectifs, le succès du programme nécessitera l’implication des universités, des centres de recherche, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la diaspora scientifique. L’accompagnement de la société civile et des organisations engagées pour l’égalité des chances sera également déterminant.

Les inscriptions seront organisées par étapes, avec une sélection progressive des candidates répondant aux critères d’excellence académique et de motivation.

Une ambition qui s’inscrit dans la durée

Le programme s’étend jusqu’en 2035, avec un suivi rigoureux afin de garantir l’atteinte des objectifs. À terme, il devrait transformer durablement le paysage de l’enseignement supérieur en Guinée en instaurant une présence féminine forte dans la recherche et dans les instances dirigeantes du secteur académique.

Un signal fort pour la jeunesse guinéenne

Former 250 femmes doctorantes en dix ans constitue un défi ambitieux, mais aussi un signal fort envoyé à la jeunesse : celui d’une Guinée qui croit en ses talents et qui investit dans un développement inclusif. En misant sur l’éducation et la recherche, le pays se donne les moyens de bâtir un avenir plus juste et plus compétitif.

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