Kindia, Guinée — Des images circulant ces derniers jours sur les réseaux sociaux ont provoqué un vif émoi : celles de l’école 28 Septembre de Kindia, que certains internautes ont même confondue avec une ancienne prison. Une comparaison qui, au vu de l’état des infrastructures, n’a malheureusement rien d’exagéré.

Bâtiments fissurés, salles délabrées, murs décrépis : l’établissement offre l’image d’un lieu abandonné depuis plus de trente ans. Pourtant, il accueille quotidiennement des centaines d’élèves venus chercher le savoir dans des conditions qui interpellent.
« Comment, en 2025, peut-on encore laisser des enfants étudier dans de tels locaux ? », s’indigne un un internaute aussi parent d’élève. « Ces salles de classe ne devraient même plus exister. »
La situation soulève une question centrale : quelle place est accordée à l’éducation en Guinée ? Alors que le pays affiche l’ambition de former une jeunesse capable de relever les défis du développement, certaines écoles restent dans un état indigne de leur mission.
Face à cette réalité, plusieurs voix appellent les autorités à réagir. Le ministère de l’Éducation nationale, l’OPROGEM, ainsi que les ministères de la Jeunesse et de la Promotion féminine et de la Protection des enfants sont directement interpellés.
Au-delà de l’indignation, c’est un appel à l’action : réhabiliter l’école 28 Septembre de Kindia et garantir aux élèves des conditions d’apprentissage dignes et sûres. Car chaque jour passé dans ces locaux délabrés représente un risque, mais aussi un symbole douloureux de l’abandon de l’école publique.






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