Paris, Septembre 2025 – Sur Espace TV Europe, Lamine Guirassy lançait le tout premier numéro de son émission très attendue par les téléspectateurs, Franc-Parler. Depuis la séparation inattendue de l’équipe des Grandes Gueules ( GG ), beaucoup espéraient le retour du célèbre animateur et de son ton incisif.
Impatients depuis l’annonce, les adeptes de l’émission culte voyaient dans ce nouveau format l’occasion de retrouver l’esprit du « turbos », longtemps réclamé par le public.

Pour marquer cette grande première, le journaliste guinéen recevait un invité de taille : Robert Bourgi, avocat et homme d’affaires franco-libanais, longtemps considéré comme l’un des symboles de la “Françafrique”.
Mais le choix de Bourgi comme premier invité a refroidi une partie des téléspectateurs, déçus par le contraste entre leurs attentes et la tournure du programme.

Aux côtés de Bademba Barry, l’animateur a mené un face-à-face rythmé par confidences et révélations. Lamine Guirassy, lui, a salué un lancement « à la hauteur des attentes », promettant que « ce n’est que le début ».
Une réception houleuse sur les réseaux
Si la prestation a été riche en échanges, elle a immédiatement provoqué un tollé dans l’opinion publique guinéenne. Beaucoup d’internautes dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une tentative de réhabilitation de Robert Bourgi, qui aurait cherché à se présenter en homme de vérité.
Un internaute réagit :
« C’est l’un des plus grands mensonges de l’histoire que Robert Bourgi est en train de propager. Les deux présidents africains qu’il cite comme modèles n’ont jamais incarné la souveraineté. Ils ont maintenu la Côte d’Ivoire et le Gabon sous le joug politique et économique de la France. »
L’ombre de la Françafrique
Robert Bourgi est une figure centrale des réseaux franco-africains. Conseiller de l’ombre et intermédiaire entre chefs d’État Africains et responsables français, il est souvent cité comme héritier de Jacques Foccart. Pour ses détracteurs, il symbolise les compromissions de la Françafrique ; certains lui attribuent même un rôle trouble, voire sinistre, dans la chute de certains dirigeants africains.
Un appel au débat contradictoire
Les propos de l’avocat ont fait bondir nombre de commentateurs guinéens, qui estiment que ses déclarations sont « aussi fantaisistes que provocatrices ». Pour eux, un tel discours appelle une confrontation critique et la mise à jour des vérités historiques.
« Il faut empêcher cet imposteur de propager de fausses informations », écrit un autre internaute, exigeant qu’un véritable débat contradictoire soit organisé pour confronter ses affirmations.
Un lancement réussi… mais polémique
Si Franc-Parler marque un retour en force de Lamine Guirassy sur la scène médiatique, le choix de Robert Bourgi comme premier invité divise profondément. Entre fascination pour les révélations et rejet des récits jugés mensongers, le programme démarre sur un coup d’éclat qui ne laisse personne indifférent.




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