Chaque année, le mois d’octobre est marqué par la campagne Octobre Rose, dédiée à la lutte contre le cancer du sein. Mais ce même mois est aussi celui du deuil périnatal, une période de sensibilisation encore trop méconnue, consacrée à toutes ces femmes et à ces couples qui ont vécu la perte d’un enfant avant ou peu après la naissance.

Derrière les sourires discrets et les silences pudiques se cache une souffrance indicible, souvent reléguée à l’ombre des conversations publiques. Porter une vie, l’imaginer, espérer… puis la perdre sans pouvoir rien y changer, c’est vivre une absence qui ne s’efface jamais.

Selon certaines études, près de 95 % des femmes auraient connu une fausse couche ou la perte d’un bébé à la naissance au cours de leur vie. Pourtant, ce sujet demeure l’un des plus tus dans nos sociétés, où la douleur des mères et des pères endeuillés se mêle à la solitude, au silence et parfois à la culpabilité.

Le deuil périnatal ne se mesure pas au temps passé avec l’enfant, mais à l’intensité du lien créé dès les premiers instants de la grossesse. Ces parents portent à jamais la trace d’une vie trop courte, mais infiniment marquante.

En ce mois d’octobre, il est essentiel de penser à ces mamans courageuses, à ces papas silencieux, et à toutes ces petites âmes qui ont existé, ne serait-ce qu’un instant.

Parce que chaque vie, même minuscule, laisse une empreinte éternelle.

— Par Fatoumata Diane

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