
Conakry, le 13 octobre 2025 – Une citoyenne guinéenne, se présentant sous le nom de Mme Dupis, a partagé une expérience troublante d’une tentative d’escroquerie impliquant de faux agents prétendant appartenir au ministère de la Fonction publique.
Selon son témoignage, elle aurait reçu vers 18h30 un appel d’un homme se présentant comme « Dr Barry Alpha », affirmant la connaître depuis le concours de recrutement de la fonction publique à Kindia. Au cours de l’échange, l’interlocuteur lui aurait proposé de l’aider à intégrer la liste définitive des admis, en affirmant disposer de relations au sein du ministère.
« Il m’a dit qu’il pouvait m’aider à être ajoutée sur la liste envoyée au ministre avant 19h, et qu’il me mettrait en contact avec le secrétaire général », explique Mme Dupis.
Quelques minutes plus tard, elle reçoit effectivement un second appel d’un homme se présentant comme le Secrétaire général de la Fonction publique, qui lui aurait demandé de verser 2,8 millions de francs guinéens au titre de « frais de dossier ». L’homme affirmait par ailleurs détenir ses informations personnelles, y compris sa date de naissance, ce qui a contribué à instaurer un climat de confiance.
« Il connaissait ma date de naissance et d’autres détails, cela m’a déstabilisée. Mais lorsque j’ai commencé à poser des questions, ils se sont énervés et m’ont menacée d’être remplacée sur la liste », raconte-t-elle.
Soupçonnant une arnaque, la victime a contacté les autorités compétentes, notamment la Direction de la police judiciaire (DPJ) et les responsables du ministère de la Fonction publique, avant de couper tout contact avec les escrocs.
Cette affaire met en lumière un phénomène croissant d’escroqueries et où une magouille, un business illégale liées aux concours publics en Guinée, où des individus malintentionnés se font passer pour des agents de l’État afin de soutirer de l’argent à de jeunes candidats.
Un internaute ayant réagi à son témoignage s’inquiète de la fuite de données personnelles :
« Ton histoire est inquiétante. Comment des données personnelles peuvent se retrouver en possession de personnes malveillantes ? À la lumière des faits décrits, il est possible que ces informations aient été soustraites à la fonction publique. »
Le ministère du Travail et de la Fonction publique est appelé à renforcer la sécurité des données et à sensibiliser davantage les citoyens sur ces pratiques frauduleuses qui exploitent la précarité et la confiance des demandeurs d’emploi.




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