À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, célébrée chaque 20 novembre, la situation des enfants en Guinée reste marquée par de profondes inégalités et des atteintes persistantes à leurs droits fondamentaux. Malgré des engagements internationaux et des progrès législatifs, de nombreux enfants guinéens continuent de faire face à des défis majeurs en matière d’accès à l’éducation et de protection contre le travail précoce.

En Guinée, selon les estimations de l’UNICEF, plus de 30 % des enfants en âge scolaire ne sont pas scolarisés, un chiffre qui touche de façon disproportionnée les filles, les enfants des zones rurales et ceux issus de familles les plus pauvres. L’éducation, qui devrait être un vecteur d’émancipation et de mobilité, reste encore inaccessible pour beaucoup, faute d’infrastructures suffisantes, de conditions d’apprentissage adaptées et souvent de moyens financiers.

Parallèlement, le travail des enfants demeure une réalité préoccupante. Qu’il s’agisse de travaux agricoles, de commerce de rue ou de services domestiques, des milliers de jeunes guinéens sont amenés à contribuer à la survie de leur famille, parfois dès l’âge de six ans. Ces situations, souvent tolérées par nécessité économique, entravent le développement intellectuel, social et affectif de ces enfants et compromettent leur avenir.

Pourtant, les engagements ne manquent pas. Depuis la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant, la Guinée a adopté plusieurs textes visant à protéger les droits des mineurs et à renforcer l’accès à l’éducation. Cependant, l’écart entre la loi et les réalités de terrain persiste, notamment en raison d’un manque de ressources, d’un suivi insuffisant et de pratiques culturelles ou socio-économiques profondément ancrées.

Face à ces défis, des organisations locales et internationales, ainsi que des acteurs de la société civile, se mobilisent pour renforcer la protection des enfants, favoriser leur scolarisation et sensibiliser les communautés. Pour beaucoup d’observateurs, la clé réside dans un investissement accru et soutenu dans l’éducation, un renforcement des mécanismes de contrôle du travail des enfants et des initiatives de formation citoyenne.

Garantir les droits des enfants en Guinée est un enjeu national qui engage l’avenir du pays. En cette journée du 20 novembre, l’appel est clair : protéger les enfants, c’est protéger la société tout entière.

Laisser un commentaire

Tendances