
La militante et ancienne chroniqueuse de Djoma TV, Aminata, a publié ce matin un texte qui relance le débat national sur la responsabilité des institutions dans la persistance des violences faites aux femmes en Guinée. Dans un message largement relayé sur les réseaux sociaux, elle questionne le rôle de l’État et dénonce ce qu’elle décrit comme une normalisation institutionnelle des violences.
Selon elle, les violences subies par les femmes guinéennes ne relèvent plus seulement de comportements sociaux ancrés, mais traduisent aussi les défaillances d’un système censé assurer leur protection. Elle rappelle qu’une part importante des femmes du pays est exposée à des violences physiques, psychologiques, économiques ou sexuelles, et interroge : comment un tel phénomène peut-il perdurer sans une réaction structurelle forte des autorités.
Aminata s’appuie sur des événements récents pour étayer son propos. Elle évoque notamment la nomination d’un individu publiquement inculpé pour violences sexuelles à un poste stratégique au sein de l’administration publique. Pour elle, cette décision envoie un message préoccupant. Elle souligne que l’accusation de viol semble ne constituer aucun obstacle à la promotion, interrogeant ainsi la place accordée à la parole des victimes et la crédibilité des procédures en cours.
Dans son analyse, Aminata estime que la société guinéenne valorise trop souvent les auteurs présumés de violences tandis que les victimes se retrouvent isolées. Elle affirme que lorsque l’État adopte des positions ambiguës ou reste silencieux face à des accusations graves, il contribue directement à l’impunité et entretient un système qui protège les auteurs plutôt que les victimes.
Son intervention appelle à repenser le rôle des institutions dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle insiste sur la nécessité d’une prise de position claire, cohérente et durable afin d’éviter que ces violences ne deviennent le symbole d’un État défaillant.
Le message d’Aminata s’inscrit ainsi dans un débat public déjà sensible, mais qui reste crucial dans un contexte où la protection des femmes demeure l’un des enjeux majeurs de gouvernance et de droits humains en Guinée.





Laisser un commentaire