Une jeune femme, épouse et mère de quatre enfants, aurait été victime d’une violence extrême dans sa propre famille à Conakry. Selon les témoignages recueillis par Mme Milimono, militante pour la protection des femmes, la victime, contactée par la petite sœur de la victime, qui se serait disputée avec sa belle sœur, identifiée comme Saran Kaba. Lors de l’altercation, cette dernière aurait tenté d’agresser Gambalou avec un couteau. La victime aurait réussi à retirer l’arme, mais l’agresseuse lui aurait alors mordu le doigt jusqu’au sang, provoquant son amputation.
Le mari de Gambalou, loin de défendre sa femme, se serait rendu au commissariat pour chercher à protéger sa sœur et trouver une solution pour la couvrir. Il aurait demandé aux voisins, témoins de l’agression, d’accompagner Gambalou à l’hôpital. La mère de la victime affirme que le mari a menacé sa famille, insistant pour savoir pourquoi sa sœur était recherchée et démontrant un comportement de pression et d’intimidation.
La victime, visiblement sous emprise, a demandé à être protégée en cachant son visage et cherche visiblement à ce que son mari n’ait aucun souci. Sa grande sœur est également intervenue pour témoigner, confirmant la gravité de l’incident. Le mari et un des grands frères de ce dernier étaient bien présents lors de l’agression. Des images insoutenables du doigt amputé ont été diffusées sur les réseaux sociaux, renforçant l’ampleur de la polémique autour de l’affaire.
Selon les témoignages, le mari de Gambalou aurait rappelé la famille qu’à 23 heures pour menacer et déclarer que le frère de la victime le recherche, précisant qu’il serait prêt à l’affronter et affirmant que sa sœur « n’avait tué personne ». Il aurait ensuite exigé que la victime soit à la maison à son retour puisque c’est là-bas qu’il l’aurait laissée. Ce n’est qu’à 1h du matin qu’il se serait présenté à l’hôpital, mais la famille de la victime a refusé de le laisser entrer.
Au regard des faits rapportés, Gambalou semble être victime de violences conjugales en bande organisée, impliquant plusieurs membres de la famille de son mari. Même si elle cherche à protéger ce dernier.
L’ampleur de l’agression et l’absence de soutien immédiat de la famille de l’agresseuse ont provoqué une indignation générale. La violence a laissé la victime et son fils sous traumatisme physique et psychologique, nécessitant une prise en charge psycomédicale urgente.
Face à la gravité de ces faits, l’association JeunesseGuinéenne-AISP a demandé qu’une enquête complète soit ouverte et que les responsables soient traduit en justice, conformément aux lois en vigueur en République de Guinée.




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