
Le 29 juin 2022, dans le quartier de Kobaya, le corps sans vie de cette fillette de 10 ans avait été découvert dans les latrines d’une mosquée. Les conclusions de l’autopsie avaient établi des faits d’une extrême gravité, révélant des violences sexuelles suivies d’une strangulation.
Après plusieurs années d’enquête, le ministère public a présenté ses réquisitions le 26 février 2026 devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Le procureur Yaya Fatoumata Boiro a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Daouda Camara et Mohamed Sylla, poursuivis pour viol et meurtre.
Le parquet a également requis 30 ans de réclusion criminelle contre Dora Williams, grand-mère de la victime, pour complicité. Des peines de cinq ans d’emprisonnement ont été demandées contre Alseny Conté et Mohamed Soumah pour omission de porter secours. En revanche, l’abandon des poursuites a été requis en faveur de Mohamed Camara et Sékou Baga Bangoura, en raison de l’absence de preuves matérielles suffisantes.
Selon l’accusation, les faits se seraient inscrits dans un contexte lié à des pratiques occultes, une thèse que contestent les accusés.
Le verdict est attendu le 26 mars 2026.
Au delà de la procédure judiciaire, cette affaire ravive le débat sur la protection des enfants et la lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes en Guinée.
Mariam Touré avait 10 ans.
Son nom s’ajoute à la longue liste des victimes dont la mémoire interpelle la conscience collective.
Tabara Touré pour jeunesseguineenne.com
Source: GuineeMatin.com




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