Né en 1925 à Porédaka, Diallo Telli Boubacar est l’une des personnalités les plus marquantes de l’histoire diplomatique de la Guinée et de l’Afrique. Juriste de formation, il a très tôt montré un talent exceptionnel pour la diplomatie et la négociation, ce qui l’a propulsé au cœur des grandes luttes panafricaines des années 1960.
En 1964, il devient le tout premier Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), structure créée pour unifier le continent et défendre ses intérêts sur la scène internationale. À ce poste, Diallo.T incarne l’ambition d’une Afrique solidaire et souveraine. Il travaille à rapprocher les États africains, à soutenir les mouvements de libération et à promouvoir la coopération régionale.
Mais son retour en Guinée, après ce brillant parcours international, sera tragique. Nommé ministre de la Justice, il est rapidement rattrapé par la peur et la paranoïa qui règnent au sommet du pouvoir sous Sékou Touré. En 1976, il est arrêté, accusé sans preuves d’un complot contre l’État. Enfermé au camp Boiro, tristement célèbre pour ses conditions inhumaines, Boubacar est soumis à la « diète noire » une forme cruelle de privation qui conduit à la mort.
Il meurt dans le silence, le 23 mars 1977, privant la Guinée et l’Afrique d’un homme d’État intègre et visionnaire. Il reste aujourd’hui un symbole fort : celui d’un intellectuel au service de son continent, victime des dérives d’un régime qui a étouffé trop de talents.
Héritage : Son parcours inspire toujours les jeunes générations guinéennes qui rêvent d’une Afrique unie, forte et respectée.



Mr Diallo, sa femme Kadiatou et sa fille Rougui Diallo





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