
« Outrée, scandalisée, énervée. Très sincèrement » des mots entre désespoir et colère et tristesse.
Le climat politique et social en Guinée continue de susciter de vives inquiétudes face au recul des droits et libertés fondamentales. Les disparitions inquiétantes, les intimidations et les arrestations arbitraires se multiplient, nourrissant un profond sentiment d’injustice au sein de la société civile.
Depuis plusieurs semaines, de nombreux citoyens tirent la sonnette d’alarme. Quelques voix s’élèvent, d’autres plaident, mais trop souvent dans un silence proche de la complicité. Cette fois, c’est le journaliste Djiba Millimono qui se retrouve dans le collimateur des autorités. Selon plusieurs sources, il aurait été arrêté pour des motifs jugés incohérents, évoquant des « injures » ou d’autres accusations difficilement justifiables.
Selon des sources proches du dossier, l’arrestation de Djiba Milimono serait liée à une publication qu’il a faite sur les réseaux sociaux.
Dans ce texte, il aurait critiqué une femme connue sous le nom de « Maya la Solution », après que celle-ci se soit moquée publiquement du journaliste Babila Keïta, dont le père a été récemment enlevé.
La plaignante, au comportement peu commun, agissant selon son bon vouloir et n’hésitant pas à afficher un sentiment d’impunité, aurait interprété cette prise de position comme un soutien à Babila, ce qui aurait conduit, de manière injustifiée et injuste, à la saisine des forces de l’ordre.
Professionnel reconnu, Djiba Millimono fait partie de ces journalistes qui refusent de se taire. Il a constamment dénoncé les atteintes à la liberté d’expression et n’a cessé d’appeler à plus de transparence. Comme nombre de ses confrères, il a subi les conséquences directes des fermetures de médias et du durcissement du climat politique, se retrouvant au chômage après la suspension brutale de plusieurs organes de presse.
L’affaire Djiba Millimono intervient dans un contexte marqué par une série d’arrestations et de disparitions de figures connues du monde politique, médiatique et digital, parmi lesquelles Aliou Bah, Foniké Mengué, Baïllo Barry, ou encore le père du journaliste Mamadou Babila Keita . Autant de cas qui traduisent une inquiétante tendance à la répression des voix dissidentes.
La justice guinéenne, souvent perçue comme penchée du côté du pouvoir, est aujourd’hui une fois encore interpellée. Les internautes et défenseurs des droits humains réclament sa libération immédiate et rappellent que la liberté de la presse est une condition essentielle à la démocratie.
Face à cette situation, nombreux sont ceux qui affirment que cela ne peut plus continuer.




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