Paris, 5 mai 2025 – Dans une publication poignante mêlant lucidité politique, émotions contenues et mémoire panafricaine, Khady Touré, militante sociale et figure engagée de la jeunesse guinéenne, a livré une réflexion sur le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition au Burkina Faso. Si elle affirme fermement : « Je n’applaudis pas les coups d’État. », elle nuance aussitôt son propos : « Mais je suis forcée de reconnaître et saluer l’audace du président Ibrahim Traoré. »

IBRAHIM TRAORÉ

Ce n’est donc pas le mode d’accession au pouvoir qu’elle valorise, mais bien la posture politique, la vision et le courage d’un homme d’État rare, dans un continent où les convictions s’effritent souvent au contact du pouvoir.

Khady Touré décrit la solitude d’un leader en avance sur son temps : « Être un leader visionnaire, entouré de potentiels “collaborateurs” sans vision, sans intégrité, sans parole et sans conviction… c’est compliqué. » Un message qui résonne dans l’histoire récente de l’Afrique, et dans le cœur des panafricanistes.

Elle évoque dans un parallèle fort Thomas Sankara et Muammar Kadhafi, deux figures historiques qu’elle qualifie de “trahis, abandonnés, réduits au silence”, et inscrit Ibrahim Traoré dans leur lignée idéologique.

Son texte est un appel à la protection populaire, un vœu ardent pour que « le peuple le protège, que son courage le sauve », et que l’Afrique ne laisse pas, une fois de plus, une lueur d’espoir s’éteindre dans l’indifférence ou la peur.

Dans un style empreint d’espoir lucide et de militantisme pacifique, Khady Touré réaffirme sa foi en une Afrique souveraine, qui se gouverne elle-même, par elle-même, pour elle-même.

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