Le 14 juin 2025, au Palais de l’Épi d’Or à Villejuif, la jeunesse guinéenne issue de la diaspora se réunit autour d’un objectif noble et fédérateur : soutenir la reconstruction de la grande mosquée de Touba,
sous‑préfecture de Gaoual, un monument historique et spirituel vieux de plus de 200 ans, aujourd’hui fragilisé, mais toujours debout.

Derrière cette initiative, portée par l’association Diaskpora, se cache une ambition bien plus vaste : protéger un pan précieux de notre mémoire collective, transmettre un héritage, et redonner à Touba la place qui lui revient dans le paysage culturel, religieux et touristique de la Guinée.

Le khalife actuel du village de Touba, El Hadj Mohamed Makhily Diaby figure spirituelle et gardien du patrimoine religieux local, a tenu à inclure activement la jeunesse dans cette mission historique.

En leur confiant la coordination de la mobilisation à l’international, il leur rappelle qu’ils ne sont pas seulement l’avenir ils sont déjà les dépositaires d’une histoire, les relais vivants d’un héritage vieux de deux siècles.

Touba, trésor caché de Guinée

Touba n’est pas seulement une localité. C’est une ville-carrefour, un refuge de savoir et de spiritualité, nichée au sud de la Guinée. Depuis deux siècles, sa grande mosquée se dresse comme le cœur spirituel de la ville, accueillant prières, études coraniques, fêtes religieuses et règlements coutumiers.

Une mosquée née du courage et de la foi

Construite au début du XIXe siècle par les premiers fondateurs de Touba principalement des maîtres spirituels et des familles d’érudits venus du Mandé et du Fouta, la grande mosquée a été érigée à la force des mains, avec les moyens du bord, dans un esprit de dévotion et de transmission.

Elle fut longtemps le seul bâtiment en dur de la ville, lieu de prière mais aussi d’apprentissage, d’arbitrage et de rassemblement communautaire.

Son architecture, bien que modeste, raconte une histoire d’ancrage, de persévérance, de foi et d’unité.

Terre de traditions anciennes, de généalogies profondes, de sanankouya, de griots et d’érudits, de rencontres entre peuples.

Un lieu encore trop peu connu du grand public, mais qui mérite d’être redécouvert, valorisé et visité.

Un appel au-delà des cercles, au nom de l’histoire et de l’avenir

La mission confiée à la diaspora n’est pas seulement une affaire de Diakhankés.

Il s’agit d’un devoir de mémoire envers un patrimoine national, d’un geste de solidarité envers les générations futures, et d’un acte de reconnaissance envers nos racines africaines.

Reconstruire la grande mosquée de Touba, c’est :

  • Restaurer un symbole de foi et de savoir,
  • Protéger un site à fort potentiel culturel et touristique,
  • Offrir aux jeunes une histoire dans laquelle s’enraciner.

Pourquoi venir le 14 juin ? Pourquoi contribuer ?

Le rassemblement du 14 juin 2025 au Palais de l’Épi d’Or (Villejuif) est ouvert à toutes et à tous :

  • Qu’on soit originaire de Touba ou non,
  • Qu’on soit croyant ou simplement attaché au patrimoine africain,
  • Qu’on ait 5€, une parole, une idée ou juste une oreille à prêter.

Il s’agit d’un moment de rencontre, de réseautage, d’information, de découverte et d’engagement avec :

  • La présentation du projet de reconstruction,
  • Des récits autour de l’histoire de Touba et de sa mosquée,
  • Une ambiance chaleureuse, ancrée dans le respect et la transmission.

En attendant d’aller à Touba, venons à Villejuif

Nous rêvons qu’un jour, Touba devienne une destination culturelle et spirituelle, un haut lieu de visite pour les Guinéens et les curieux du monde entier.

Mais avant d’y poser les pieds, posons un acte.

Un don.

Un partage.

Une présence.

Un mot d’encouragement.

📌 Informations pratiques

🗓️ Date : samedi 14 juin 2025

📍 Lieu : Palais de l’Épi d’Or, Villejuif (94), Île-de-France

Pour contribuer à distance : contactez Diaskpora via leurs canaux officiels

Un patrimoine. Une histoire. Un héritage à honorer.

Touba nous parle à tous.

Qu’on soit de Conakry, Labé, Dakar, Bamako ou Paris…Répondons présent.

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