Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a publié, le 23 octobre 2026, les résultats du concours de recrutement de 6 000 enseignants. Parmi les candidats déclarés admis, 4 304 sont issus des rangs des enseignants contractuels.
Une étape importante vient d’être franchie dans le processus de recrutement des enseignants en Guinée. Sur les 6 000 candidats retenus au titre de la session 2026, 4 304 sont des enseignants contractuels, contre 1 696 candidats non contractuels, selon les chiffres communiqués par les autorités.
Dans le détail, les enseignants contractuels admis sont majoritairement issus de l’enseignement général, avec 3 321 candidats. Les autres admissions concernent notamment le français, les mathématiques, l’histoire, la biologie et les sciences physiques.
La publication de ces résultats intervient après plusieurs mois de revendications et de discussions entre les autorités et les représentants des enseignants contractuels communaux non retenus. Ces derniers réclamaient leur intégration à la Fonction publique et le respect des engagements pris par le gouvernement.
Le processus de recrutement a notamment été marqué par des désaccords autour de l’organisation d’un concours, avant que les représentants du mouvement ne décident finalement d’y prendre part.
Des vérifications administratives avant l’intégration
Malgré la publication des résultats, le processus n’est pas entièrement achevé. Le ministère précise que l’admission reste conditionnée à l’authentification des diplômes, à l’enrôlement des candidats et à la vérification de leurs données biométriques.
Ces opérations doivent permettre de confirmer la conformité des dossiers avant la finalisation de l’intégration administrative.
Pour les enseignants concernés, ces résultats représentent une avancée après une longue période d’attente et de mobilisation. Ils relancent également le débat sur les besoins en personnel enseignant dans les établissements publics, ainsi que sur les conditions de recrutement et de stabilisation des professionnels de l’éducation.
Au-delà des chiffres, l’enjeu demeure celui de la disponibilité d’enseignants qualifiés dans les écoles guinéennes et de l’amélioration durable de la qualité de l’enseignement.



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